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« Les associations antiracistes sont parfois déconnectées de la réalité »

Propos recueillis par Marc Knobel, interview publiée sur le site du CRIF 

Martine Benayoun, vous présidez le Cercle de la Licra-Réfléchir les droits de l’homme. Pourriez-vous avant de parler de ce cercle, vous présenter à nos lecteurs ?

Je suis née au Maroc, j’y ai vécu jusqu’à 17 ans une enfance douce et heureuse, où il faisait bon vivre dans une famille aimante, tolérante et très ouverte sur l’extérieur, sur le monde. Une mère elle-même née au Maroc dans une famille traditionaliste. Un père né en Algérie héritant des valeurs républicaines enseignées à l’école de la république, avant la période de Vichy, évidemment.

Je suis venue à Paris rejoindre mes frères et sœurs pour poursuivre mes études supérieures. Premières sensations de liberté, liberté d’expression, liberté d’être et de se mouvoir dans un environnement libre : la politique à la portée de tous dès 18 ans, d’immenses joies intellectuelles et culturelles avec la découverte d’expositions et de spectacles de toutes sortes, la rencontre de personnalités atypiques. Mais c’est aussi l’époque de mes premiers chocs : la montée du front national avec le tristement célèbre taux de 14% des années 80, le racisme, l’antisémitisme et le négationnisme étaient au rendez-vous. SOS Racisme fut créé, ma conscience politique prenait forme et l’envie de m’engager allait bientôt se concrétiser.

Très vite, à peine arrivée en France, j’allais donc pouvoir appliquer tous les enseignements « liberté, égalité, fraternité, tolérance, antiracisme… » que mes parents m’avaient transmis, mais qui étaient restés théoriques puisque nous n’avions ni ma famille, ni mes amis, ni moi-même été victimes directement d’actes antisémites, non pas que cela n’existait pas, mais il s’agissait de phénomènes rares malgré tout dans notre environnement familial, amical et en général. Par ailleurs, le militantisme politique et/ou associatif était tenu à distance au Maroc pour une communauté juive protégée certes, mais qui devait rester discrète. Pour autant nous suivions de très près l’actualité politique nationale et internationale. Deux événements marqueront mon enfance au Maroc : le coup d’Etat de Skhirat le 10 juillet 1971 contre le régime du Roi Hassan II, dans le palais royal situé dans la petite localité de Skhirat et le deuxième putsch militaire, le coup d’Etat des aviateurs, le 16 août 1972, deux coups d’Etat qui ont échoué, mais qui ont entraîné des tueries et des massacres y compris parmi les civils. Enfin l’assassinat du Général Oufkir et l’enfermement de la famille Oufkir dans les prisons marocaines dans des conditions absolument inhumaines. Troublant de vivre presque en direct de tels événements historiques, non en tant qu’acteurs, mais spectateurs en première loge avec tout de même la peur et l’angoisse au ventre.  Ce qui est certain, c’est que ma conscience politique a commencé à se forger à ce moment-là même si mon engagement pour les droits de l’homme ne se concrétisera que quelques années plus tard, une fois en France.

Vous avez consacré une partie de votre vie à lutter contre le racisme, l’antisémitisme, les discriminations. Comment s’engage-t-on dans de tels combats ? Quel en a été le moteur ? Et en quoi cela est-il important pour vous ?

Je souhaitais être active et réactive, participer à la vie de la cité, au progrès et à l’amélioration d’une société plus juste, plus fraternelle. Mes convictions étaient encore intactes et la jeunesse m’offrait ces possibles espoirs. Espérant ainsi contribuer à la lutte contre le FN, je décidais de m’engager dans une association antiraciste, une occasion au passage, de « m’émanciper » au sein d’une fratrie de quatre frères et sœur plus âgés, déjà étudiants dans les universités françaises, bien intégrés, très à l’aise dans cette société parisienne que je ne connaissais que le temps de mes vacances scolaires passées chez mes cousins, lesquels débattaient, s’affrontaient sur la question israélo-palestinienne avec une liberté de ton qui me laissait sans voix.

Je m’engage donc à la Licra. Jean Pierre-Bloch est Président, il est impressionnant par son charisme et sa détermination, il est entouré de personnalités hors du commun et dont je me rapproche très vite parce que je prends conscience qu’elles ont besoin de transmettre dans l’urgence, compte tenu de leur âge avancé, leur vécu, leur expérience et leur histoire : je pense à Jean-Pierre Levy, chef de l’un des trois grands mouvements de résistance française, Franc-Tireur, Georges Nicod, journaliste politique, François de Fontette, éminent juriste, Maurice Weinberg, grand militant de la cause antiraciste et sioniste, André Monteil, ancien Ministre de la Santé dans le gouvernement de Pierre Mendès-France et Rita Thalmann, historienne au destin exceptionnel, puisque le hasard de l’histoire a voulu que Rita naisse à Nuremberg, la ville la plus marquée par le nazisme. Et d’autres personnalités encore qui ont été pour la plupart des résistants, d’autres des rescapés de cette sombre période de l’histoire, la Seconde Guerre mondiale, et qui ont marqué la LICA puis la Licra. Ils m’ont transmis et m’ont enseigné l’histoire de la seconde mondiale, l’histoire de la shoah, l’histoire de l’antisémitisme et la sociologie du racisme, les principes de laïcité, l’arsenal juridique antiraciste et tous les fondamentaux et les outils de lutte contre le racisme et l’antisémitisme. Ils ont été mes maîtres et mes guides dans le combat antiraciste.

Ils m’ont transmis le flambeau, ils m’ont confié avec d’autres bien entendu, cette mission de lutte contre tous les racismes, le combat d’une vie, le combat de toute une vie parce que le racisme n’est pas éphémère. Le racisme est présent sous différentes formes, mais toujours présent. Ils m’ont appris à militer contre le racisme, mais sans jamais instrumentaliser cette cause, sans jamais se perdre dans des considérations politiciennes et surtout ne jamais oublier ce pourquoi on s’engage, l’essence même de l’engagement antiraciste. Je le leur dois et je pense à eux lorsque la lassitude m’envahit, car il s’agit d’un combat noble et utile, mais difficile et ingrat.

Mais l’antiracisme tel qu’il fonctionne aujourd’hui semble être selon un certain nombre de commentateurs une coquille vide et serait en perte de repère. En tout cas, il inspire quelques commentaires critiques. Qu’en pensez-vous ?

Dans les années 80 et 90, le combat antiraciste était assez simple : d’un côté nous avions les racistes, de l’autre les antiracistes. Les uns et les autres étaient parfaitement bien identifiés. Puis les années 2000 ont été un tournant dans le combat antiraciste : la seconde intifada et les attentats du 11 septembre (sans oublier la conférence mondiale contre le racisme à Durban qui a précédé les attentats) ont profondément modifié le contexte mondial. Je rajouterai à cela la montée des fondamentalismes radicaux, la poussée des populismes en Europe, et plus récemment, en France, un fond d’actualité très sombre avec la victoire du Front National lors des élections municipales dans 14 Mairies. Il est désormais une évidence que le paysage de l’antiracisme est devenu très complexe, multiforme et le dispositif de lutte contre le racisme et les discriminations des associations, est mis à mal. Car les associations si elles disposent de législations contraignantes pour lutter contre le racisme, sont encore dépourvues des connaissances multiples et transdisciplinaires, les militants doivent faire face à des racismes dits « émergents », ils sont confrontés à des violences sur le terrain, à une impossibilité de raconter certains faits historiques comme l’histoire de la shoah… Et ils sont interrogés sur toutes sortes de problématiques : juridique, géopolitique, sociétale… Les associations tentent de se mettre à niveau, de recruter et de répondre aux nouveaux enjeux et aux nouveaux défis, mais la tâche est lourde.

Pour revenir à votre question, selon une enquête sur « les Français, le racisme et les associations antiracistes »,  près de 75% des Français considèrent le racisme comme un danger pour la société, mais la même proportion ne fait pas confiance aux associations antiracistes pour le combattre. 55% des Français jugent le rôle des associations antiracistes « important », mais celles-ci sont citées après l’école, les médias et les personnalités politiques même si elles ont un rôle majeur dans ce combat. Face à ce constat, comment repenser, redynamiser les associations de lutte contre le racisme alors même que la société française le dénonce majoritairement comme un danger et qu’elle juge inefficace l’action des associations antiracistes ? C’est une problématique un peu étroite, mais à laquelle il faudra bien trouver des solutions alternatives. Le rôle des associations antiracistes ne pèse en effet presque plus dans le débat public alors que les enjeux liés à l’immigration et ses conséquences sur la société, en matière d’intégration, d’éducation, de laïcité, de racisme et de discrimination, n’ont jamais été aussi pressants. Sur ces sujets souvent clivants, les experts prennent de plus en plus part au débat pour faire des propositions innovantes et constructives dans le sens du « vivre ensemble » alors que le monde associatif est en retrait. Les think tanks prennent la relève pour en débattre. Sauf que la bataille des idées et la production des solutions doivent être accompagnées aussi des retours de terrain, de la prise en charge des victimes et parfois des sanctions à l’encontre des auteurs d’actes racistes et de discrimination. C’est le rôle des associations. Il est donc urgent de faire notre autocritique : les associations antiracistes sont parfois déconnectées de la réalité. Elles sont figées sur des grilles de lecture des années 80 sans tenir compte ou sans pouvoir tenir compte avec aisance, des nouvelles formes émergentes de racisme : antisémitisme des quartiers, propagation des messages racistes sur internet, mélange des genres et des personnalités sorties du bois comme Dieudonné. Prenons en effet l’exemple de Dieudonné M’bala M’bala, humoriste antiraciste se produisant avec Elie Sémoun dans les années 80 devient 30 ans plus tard antisémite et négationniste, rendant visite à Mahmoud Ahmadinejad « pour dénoncer l’ordre mondial sioniste » et s’affichant avec l’idéologue d’extrême droite, Alain Soral.

Enfin, les associations souffrent aussi de la crise du militantisme et du repli de la société sur elle-même : comment remobiliser les troupes, former des militants avec plus de professionnalisme, recruter et rémunérer les cadres associatifs alors que les subventions sont en baisse? Les militants sont sur le terrain, mais doivent être de plus en plus expérimentés et professionnels face à l’émergence des nouvelles formes de racisme. Nous devons intervenir sur des sujets qui exigent des connaissances techniques sur lesquelles nous n’avons pas le droit à l’erreur et dans des lieux très divers : les écoles, mais aussi les entreprises, les clubs de sport, les maisons de retraite où le FN fait désormais recette, etc.

Que proposez-vous alors ? Que faudrait-il faire pour trouver du sens à ce combat-là ?

C’est précisément la question que je me suis posée en me présentant à l’élection de la présidence de la Licra en 2010. Mon choix était de prendre en compte l’état réel du monde dans toute sa complexité et sa diversité, ce qui impose d’avoir une dimension à la fois élargie de notre combat bien au-delà du racisme et de l’antisémitisme, et aussi une vision très internationale de notre combat. Pour cela, changer de stratégie et reconsidérer notre démarche. Les associations antiracistes ne pouvant plus mobiliser les masses et les foules sauf un événement national majeur grave, il faut trouver d’autres voix pour se faire entendre et faire passer des messages forts qui ont du sens, dans une société qui va mal, en perte de repères et où l’exemplarité est quasi-inexistante. Pour y parvenir, il convient de s’entourer de personnalités irréprochables avec une éthique minimale, des militants engagés et renouvelés et enfin des experts pour maîtriser des sujets divers et techniques sur lesquels nous sommes interrogés, auditionnés. Vous savez, l’enjeu aujourd’hui, c’est l’influence, et pour être influent, il faut être capable de développer une expertise et d’élaborer des propositions originales et innovantes. C’est pourquoi l’expertise doit être aussi au rendez-vous et au cœur de notre dispositif associatif. C’est la raison de l’existence d’un think tank au sein de la Licra : le Cercle-Réfléchir les droits de l’Homme, pour « réfléchir » les droits de l’homme version 21ème siècle, au sens propre et au sens figuré.

Faut-il privilégier ou distinguer la lutte contre le racisme de la lutte contre l’antisémitisme, selon vous ?

Il n’est pas question de privilégier l’une ou l’autre. Il convient de lutter contre le racisme et l’antisémitisme et contre toutes les formes de racisme ou de phénomènes racistes. En revanche il convient d’éviter la confusion et le brouillage. Or on assiste à une diversification des formes de racisme qui se manifeste sur un mode ambigu et les citoyens peinent à démêler l’antisémitisme de l’antisionisme, ne savent pas très bien comment définir les insultes « Sale Blanc », se demandent si islamophobie est le terme adéquat pour nommer les actes racistes à l’encontre des musulmans, comment affronter et dénoncer l’antisémitisme de certains musulmans, eux-mêmes victimes traditionnelles du racisme. Tous ces phénomènes doivent être étudiés avec attention et faire l’objet d’études et enquêtes pour ensuite trouver des solutions adaptées et sur mesure.

La progression du FN aux dernières élections municipales vous inquiète-t-elle ? Que faudrait-il faire, selon vous ?

Oui, je suis inquiète de ces relents racistes et antisémites en France. Je suis inquiète de la montée en puissance des populismes. Je suis inquiète des extrémismes qui menacent la cohésion sociale et nationale républicaine. Et je suis inquiète des scores du FN lors des dernières élections municipales : 14 Mairies entre les mains du FN ! Or bien que Marine Le Pen ne ménage pas sa peine pour « dédiaboliser » la formation politique fondée par Jean-Marie Le Pen il y a plus de quarante ans, en lissant son propre discours, en recrutant des personnalités jeunes, en soignant ses passages télévisés, les témoignages et les révélations des repentis du FN nous prouvent que ce parti est toujours et plus que jamais raciste. Des militants frontistes séduits à un moment donné par « le changement de ton et le discours plus consensuel » de leur Présidente, en ont démissionné et déclarent après coup, avoir constaté qu’il n’y a en réalité aucune remise en question idéologique, mais au contraire le recours à une terminologie raciste au sein même de l’appareil et une parole raciste qui fait son chemin jusque dans les familles, chez les amis, dans les écoles. Notre Garde des Sceaux lors d’un déplacement à Angers n’a-t-elle pas été la victime de ce racisme primaire? Devant le palais de justice, elle a été traitée et maltraitée par des enfants lui criant à la figure « guenon » sous le regard amusé des parents ? Comment ne pas être inquiet de cette société qui fabrique le racisme, qui entretient le racisme, qui banalise le racisme et l’enseigne aux enfants ?

Alors que faire pour raviver l’antiracisme ? Continuer notre combat, mais en adaptant nos outils, en produisant des idées et des concepts nouveaux, en identifiant des talents et des futurs responsables associatifs avec des convictions saines et solides. Opter pour d’autres pédagogies notamment au sein de l’éducation nationale. Mais combattre le racisme, l’antisémitisme, la xénophobie et l’intégrisme passe aussi par une volonté politique forte, affirmée, au plus haut niveau de l’Etat pour que la nation tout entière soit associée à cette lutte. Plusieurs pistes peuvent être dégagées : créer une plateforme commune pour un discours commun fédérant tous les défenseurs des droits autour du combat antiraciste pour faire front commun contre le racisme, mener la lutte antiraciste dans l’espace numérique, mettre en place une politique publique structurée contre les discriminations, responsabiliser la parole politique et le discours médiatique. Enfin, pourquoi ne pas s’inspirer d’initiatives venant de l’étranger. Je suis pour faire « un tour du monde » et identifier dans tous les continents toutes les initiatives innovantes et audacieuses pour lutter contre le racisme. La Patrie des droits de l’Homme n’a pas le monopole de l’antiracisme et les moyens qu’elle a déployés, de la judiciarisation à l’action pédagogique, s’essoufflent. Et nous devons de manière urgente et collective déployer d’autres moyens, d’autres sources, d’autres ressources pour stopper ces dérives racistes sous couvert d’humour, de liberté ou de défense d’une cause.

Parlons maintenant du Cercle. Qu’est-ce que le Cercle et quelles sont ces missions ?

Pour mener un travail de fond et créer ses propres réseaux d’influence, la LICRA s’est enrichie d’un lieu de réflexion et d’influence, où se rencontrent responsables associatifs, chercheurs, universitaires, hauts fonctionnaires, chefs d’entreprise, personnalités du monde des arts et de la culture, pour croiser expériences et analyses sur des thématiques qui font l’actualité et sur lesquelles la LICRA est attendue. Ce lieu a vocation à devenir une plate-forme d’échanges et de débats de l’association, faisant le lien entre l’analyse et l’action. Il tend à devenir une passerelle entre les experts et les militants de terrain qui souhaitent de plus en plus appuyer leur action sur une analyse argumentée. En disposant de son think tank, la LICRA a son propre élément dynamisant, sa propre réflexion, libre et pluridisciplinaire bousculant les idées reçues, abordant des sujets d’actualité qui vont bien au-delà de la question du racisme et/ou de l’antisémitisme, mais qui font écho à notre combat. Les récents débats ont porté par exemple sur : « les pratiques religieuses à l’hôpital », « les dynamiques migratoires dans le monde », « la désobéissance civile », « les stéréotypes dans la publicité et le marketing », « la construction européenne et la question Rom ». Des débats qui réunissent des experts et offrent aux militants des arguments, des analyses, des pistes de réflexion et des regards un peu décentrés sur toutes ces problématiques. S’octroyant la liberté de concevoir, de dire et de « penser différent » sans tabou, sans s’interdire ni questionnement ni problématisation, le Cercle espère apporter une valeur ajoutée au débat.

Le Cercle dispose d’un Conseil d’orientation et d’un Comité éthique. A quoi servent ces différentes structures. Pourriez-vous nous citer quelques-uns de vos partenaires ?

Le Conseil d’Orientation du Cercle est constitué de personnalités diverses qui ont des responsabilités dans les sphères du pouvoir, dans les entreprises, dans d’importants think tanks. Elles proposent les grandes orientations des débats du Cercle. Elles interviennent parfois, elles sont notre caution intellectuelle et morale.

Le Comité d’Ethique a pour mission de veiller au bon déroulement des débats du Cercle. Des débats qui se déroulent avec une liberté de ton absolu, mais tout en respectant les valeurs de la Licra. Si besoin le Comité d’Ethique peut intervenir sur des sujets clivants et sur lesquels le Cercle aurait quelques difficultés à débattre.

Les Pôles de réflexion organisent et animent les débats, rédigent les notes et les entretiens, constituent des réseaux d’experts, participent aux forums et colloques, mettent en place des partenariats, car l’ouverture et le travail collectif sont nécessaires à la réussite d’une telle ambition en devenir.

Les associations antiracistes se mobilisent pour travailler à une refonte de l’antiracisme pour redonner force et vigueur à leur combat et se faire entendre dans l’opinion publique, car cette période, nous le savons, est celle de tous les dangers extrémistes et xénophobes. Parallèlement et en complémentarité, le Cercle, avec d’autres think tanks, poursuivent, leurs réflexions et leurs débats confrontant leurs propositions lors de rencontres nationales et/ou internationales. Le Cercle a participé par exemple : aux 2ème et 3ème Forums des think tanks organisés par la Fondapol, à des petits déjeuners de l’Institut Choiseul sur la diversité en entreprise, à des débats sur la montée des extrêmes avec Think Tank different,  sur la citoyenneté européenne avec EuroCité. Le Cercle vient également de rejoindre le réseau Initiative de Prévention de la Haine.

Le Cercle est maintenant partenaire des Études du CRIF. Comment imaginez-vous et ressentez-vous ce partenariat avec notre institution ?

J’espère très vite concrétiser un partenariat avec les Etudes du CRIF et mener conjointement une réflexion sur « la haine raciste et les nouveaux réseaux sociaux », mais aussi sur « l’antisémitisme sous couvert d’antisionisme », sur « les méthodes alternatives pour l’enseignement et la transmission de la shoah », des sujets bien appréhendés et bien avancés par votre institution.

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